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| Pédagogie alternative contre léchec scolaire 20 Minutes Mardi 30 septembre 2003 Des enfants en cercle miment et chantent une comptine avec leur institutrice. Il est 8 h 30 et pour les élèves de l'école Perceval à Chatou (78) l'heure n'est pas encore à se plonger dans les cahiers. Dans cet établissement Steiner-Waldorf, la classe débute toujours par une partie rythmique. « Quand on sollicite le corps, la mémoire est beaucoup plus vive. Nous apprenons ainsi les poésies, les multiplications », explique Jean-Pierre Ablard, l'un des professeurs. Les enfants travaillent ici par périodes. Pendant trois à quatre semaines, une seule matière est étudiée deux à trois heures par jour, puis mise de côté pour un temps. « Quand on la reprend, le savoir des élèves a travaillé », précise Jean-Pierre Ablard. Laisser à l'enfant le temps d'apprendre à son rythme, le principe séduit de plus en plus de parents, à l'instar de Serge : « Mon fils aîné se repliait sur lui-même. A Perceval, on a accepté son retard scolaire. Aujourd'hui, c'est un garçon épanoui qui est arrivé en cinquième à l'âge ? normal ?. J'ai trouvé ici un suivi extraordinaire. » Et pour cause, le même enseignant suit les élèves durant les cinq années du primaire. Des enfants heureux d'apprendre et d'aller à l'école : l'idée laisse songeur. Et pourtant. Dans la classe de CM2, on révise la géométrie apprise la veille. Les doigts se lèvent avec empressement. « Que voyez-vous sur ces figures géométriques ? », demande l'enseignante. Au deuxième rang, un cri de joie en guise de réponse : « Des angles obtus... et aussi des angles aigus ! » Une ombre au tableau cependant, le coût : 200 euros par mois en moyenne. Mais Jean-Pierre Ablard assure : « Le financement ne doit pas être une entrave. Il existe un appel au don et à la solidarité qui permet aux parents qui en ont besoin de payer moins. » |
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