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| Communiqué de presse Paris, le 22 février 2002A l'occasion de la publication du rapport 2001 de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes, j'ai souhaité vous faire part de mes commentaires, même si ce document ne mentionne pas les écoles Steiner-Waldorf. Vous vous souvenez que le précédent rapport de la MILS (pour l'année 2000) avait consacré un long chapitre à certaines activités d'inspiration anthroposophique sous le titre La « galaxie » anthroposophique. Nous avions regretté le caractère peu argumenté, mal documenté et, pour le dire plus simplement, bâclé du travail réalisé. Nous nous interrogions aussi sur une singularité : cette étude monographique passait sous silence la plupart des activités s'inspirant de l'anthroposophie ou de la pensée de Rudolf Steiner (à commencer par la Société Anthroposophique en France) et ne s'intéressait qu'à trois d'entre elles : les écoles Steiner-Waldorf, la médecine anthroposophique et la Nef. Jusqu'à présent nous n'avons trouvé qu'une raison à ce choix que rien, à première vue, ne semblait légitimer : les trois activités incriminées par la MILS étaient celles qui avaient déposé plainte en diffamation en juin 1999 contre Jacques Guyard, président de la Commission parlementaire sur les sectes et l'argent. Fin 2000 elles étaient dans l'attente de l'appel que M. Guyard avait fait de sa condamnation. Nous avions finalement conclu que le président de la MILS tentait de transformer son institution en cour d'appel pour protéger un de ses amis. Il faut savoir que nous avons à plusieurs reprises tenté de prendre contact avec la MILS. J'ai personnellement été reçu une fois par Alain Vivien, avant la publication du rapport 2000. Malheureusement l'audience a été brève. J'ai retiré de cet entretien l'impression que nous étions coupables d'avoir attaqué le président d'une commission parlementaire et remis en cause la qualité du travail mené par celle-ci. Nous étions condamnés sans jugement. Cette impression s'est confirmée avec la publication du rapport 2000 de la MILS. Ses auteurs n'avaient pas respecté la procédure contradictoire qui avait été pourtant proposée et se contentaient d'un travail médiocre d'insinuations malveillantes et d'interprétations hasardeuses. Nous avons donc demandé à être à nouveau reçus par Alain Vivien. Sans jamais avoir accusé réception de cette demande, les services de la MILS nous ont adressé, en novembre 2001 et par télécopie, une invitation (je devrais dire une convocation) à une réunion trois jours plus tard. Ce trop court délai ne nous a pas permis de nous organiser pour nous rendre à cette réunion (certaines personnes invitées étant en province). Il n'a pas été possible à M. Vivien de trouver une autre date. Il était permis de supposer que la MILS avait, depuis plus d'un an, approfondi son observation du fonctionnement de nos écoles. Pourtant le rapport 2001 qui vient d'être publié n'en fait pas état. Le lecteur qui restait sur des interrogations en décembre 2000 ne dispose d'aucun élément lui permettant de savoir si les insinuations sont aujourd'hui confirmées par des preuves avérées ou si, au contraire, elles sont anéanties par l'absence du moindre fait concret. Les auteurs du rapport 2001 de la MILS oublient de mentionner que, si M. Guyard n'a pas été condamné à titre personnel le 6 septembre 2001, la Cour d'appel a néanmoins confirmé que les propos qu'il avait tenus étaient diffamatoires et que les écoles Steiner-Waldorf étaient innocentes des accusations de « pratiques illégales, gravement attentatoires aux libertés individuelles ». Les auteurs du rapport 2001 de la MILS oublient d'informer leurs lecteurs que le ministère de l'Education nationale avait conclu de la même façon à l'issue des contrôles réguliers effectués au sein des établissements. M. Jack Lang l'avait officiellement souligné dans un courrier adressé le 24 juillet 2001 à la Fédération des écoles Steiner-Waldorf « Je ne puis que vous confirmer ce que vous ont dit les membres de mon cabinet en rapport avec vous : les contrôles diligentés (...) n'ont pas révélé de pratiques à caractère sectaire. J'en ai informé M. Alain Vivien, Président de la Mission interministérielle de lutte contre les sectes qui a pris bonne note de nos conclusions. ». Face à ce manque de transparence dans l'information de la MILS, il faut bien se rendre à l'évidence. Ce procès en sorcellerie contre des institutions parfaitement respectables ne s'explique que par le choix qu'ont fait les responsables de la lutte contre les sectes de défendre leur travail contre vents et marées. La commission d'enquête parlementaire sur les sectes et l'argent a mal travaillé en 1999. La MILS travaille mal depuis trois ans. Plutôt que de le reconnaître et d'en tirer les conséquences utiles, leurs responsables s'arc-boutent sur des certitudes qui n'appartiennent qu'à eux. Ils condamnent donc sans jugement et à perpétuité ceux qui ont eu l'outrecuidance de contester la validité de leurs pseudo-investigations. La lutte contre les sectes est une cause juste et primordiale. Elle est, dans notre pays, confiée à des personnes incompétentes. L'ensemble des écoles Steiner-Waldorf en France et la Fédération qui les représente ont heureusement des projets plus intéressants. Nous nous employons à promouvoir auprès des décideurs le pluralisme scolaire pour que les parents d'élèves puissent, dans notre pays, exercer leur droit à la liberté des choix pédagogiques. Nous travaillons activement à une démarche de qualité dans tous nos établissements. Nous organiserons au printemps des « journées portes ouvertes » dans nos écoles. Je me permettrai de reprendre contact avec vous à cette occasion pour vous en parler plus en détails. |
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